Système Séré de Rivière 1


Conception du système"Séré de Rivières"

Ce système prend en compte :

-la topographie des lieux (obstacles naturels, sur lesquels le système s’appuie).

-la nécessité de constituer des lignes de défense.

-les chemins de fer et les routes indispensables pour l’acheminement des troupes, qui constituent les principales voies de communication,
d’où la nécessité de compléter le système par la présence de forts isolés (d'arrêts).

-la situation internationale de l'époque : Si la Belgique est neutre, rien n’empêche cependant l’Allemagne de violer ce statut.

Historiquement :
Plus communément appelé «Barrière de Fer» ,
extrait de la gazette de Berlin en1879, et témoignage authentique de la considération de nos adversaires.

Elle devait défendre nos frontières terrestres de Dunkerque à Nice, renforcer le littoral notamment entre Nice et Toulon, sans oublier quelques points de la frontière pyrénéenne, et la côte atlantique, et au centre du système la gigantesque place fortifiée de Paris Ainsi plusieurs centaines de forts, petits ouvrages, batteries sont projetés : 532 jusqu'en 1885, puis 154 jusqu'en 1914 Toutefois, depuis le traité de Francfort du 10 mai 1871 la France était amputée de l'Alsace et d'une partie de la Lorraine, laissant cette nouvelle frontière de la Belgique à la Suisse béante, sans protection Aussi Séré de Rivières étudie et remet un mémoire le 15 novembre 1873 intitulé »Considérations sur la reconstitution de la frontière de l'Est »

La topographie des lieux :
L'organisation stratégique, en canalisant les attaques par la création d'obstacles artificiels choisis en fonction du relief définissent l'utilisation simultanée de plusieurs types de fortifications, chacune ayant une fonction particulière.

On distingue ainsi quatre types d'ouvrages :

Les forts d'arrêts destinés à barrer les voies de communication et retarder au maximum la marche de l'ennemi (c'est le cas du fort de Bourlémont),

Les places fortes ou places de manoeuvre servant de point d'appui aux mouvements de l'armée, possédant une auréole de forts détachés, reliés entre eux par des forts de liaison

Les rideaux : alignement de plusieurs forts (de rideau ou de liaison) entre deux camps retranchés distants entre eux d'environ 6km, se couvrant mutuellement, renforçant une zone d'obstacles naturels.

Les places, dépôts, cantonnements pour les troupes de réserve, et centre de ravitaillement (chevaux, vivres, matériel).

 En créant les rideaux fortifiés,
Séré de Rivières prévoyait de laisser «libre» des grandes voies de pénétration,induisant des «passages obligés»
(trouée de Charmes, trouée de Stenay)
où l'armée française viendrait à l'aide des rideaux défensifs, prendre en tenaille l'ennemi

 

 

Des places de seconde ligne (Langres, Dijon ,,,) et des positions de 3ème ligne, interviendraient en cas de franchissement.
Entre les ouvrages et les forts, un nombre important de batteries
(emplacement regroupant en général 3 à 5 pièces d'artilleries avec abris du personnel; niches à munitions, position de défense pour l'infanterie)
furent construites complétant ainsi la couverture de ces ouvrages;
et bien d'autres compléments comme les abris cavernes, les abris de combat, des poudrières de proximité, des parcs à ballons, des galeries de liaison ...

 

Auteur : infos sur l'auteur | contactez l'auteur