Armement

L'armement projeté en décembre 1877 (document ci-joint)

- 18 pièces de rempart, sur plate forme boisée
(Ex pour un canon de 155 long)

+  1 pièce cuirassée 155 était prévue sur le saillant 3

La dotation prévue au départ comportait des pièces de
             - 155 long,
             - 138,
             - 120,
             -  95 .

- 8 pièces de flanquement (dans les caponnières)
4 de campagne de 4
4 canons à balles, remplacé par du canons revolver par la suite
_ 4 mortiers de 15 cm (dits de Crapouillot)
- 4 mortiers de 22 cm


Blindage des ouvertures des chambres

Quelques pages de l'excellent site sur la
fortification Séré de Rivière


Debange 155 long

Compte rendu du Colonel Henri ORTHOLAN ,

journées d'études Vosgiennes 2009

L' armement
Il faut considérer deux époques qui correspondent à une inflexion de l'importance accordée à l'ouvrage.

A son achèvement, il reçoit 17 pièces lourdes, pour 18 plateformes disponibles :
2 canons de 155 mm long
15 canons de 120 mm long, tous du matériel de Bange.

4 mortiers de 22 cm
2 de 15 cm, tous d'anciens modèles.
La défense des fossés est assurée à partir des caponnières par un matériel bien plus hétéroclite :
4 canons en acier de 7 (matériel de Reffye )
4 canons en bronze de 17 dits 12 culasses
4 canons à balle (mitrailleuses)

 Après 1888, le fort de Bourlémont perd de l'importance, et le commandement croit moins au rôle qui lui a été attribué à l'origine. Si l'armement des caponnières reste inchangé, le matériel de Bange se réduit à 7 pièces de 120 long, sachant que les autres tubes sont partis armer le camp retranché d'épinal. Le fort reçoit en contrepartie des pièces moins puissantes et plus anciennes, soit 10 canons de 95 mm de Lahitolle.

La crise de l'obus torpille est passée par là. L'apparition, en 1885, d'un explosif plus puissant, la mélinite, et la mise en service d'obus en acier chargés avec elle, a pour conséquence de déclasser les ouvrages de une œuvre à peine achevée.

L'année suivante, des essais pratiqués sur me fort de la Malmaison, ouvrage « Séré de Rivières » encore récent, dans la région de Laon, démontre que ces forts ne sont plus en mesure de résister aux nouvelles munitions d'artillerie.

Le béton, puis le béton armé, ainsi que le montage de pièce d'artillerie sous tourelles à éclipse, permettent de surmonter cette crise, mais le coût particulièrement élevé de ces nouvelles techniques de construction ou d'armement conduit à les réserver aux quatre camps retranchés des rideaux défensifs : Verdun, Toul, épinal et Belfort.

Dans ces choix, le fort de Bourlémont est laissé pour compte. Il en résulte que, ni renforçé, ni cuirassé, il ne subit aucun travail de modernisation.

Au final le fort est déclassé et désarmé par décision du 17 juillet 1912.

 

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